30 ans de soutien à la création à l’HDA VAR à Toulon

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[Toulon] 30 ans de création. 30 ans d’ouverture sur de multiples formes artistiques, de découvertes, de matière, d’idées, de thématiques analysant nos manières, décryptant nos codes sociaux, dénonçant une actualité difficile. Des souvenirs à l’ instant présent, de la quête à la reconquête, du sujet simple à son interprétation subjectif: quelque soit le médium, l’exposition « 30 ans et après… » présentée jusqu’au 24 février 2019 à l’Hôtel Département des Arts -Centre d’Art à Toulon nous montre que la création reflète une pluralité formelle intime, objective, unique. 11 artistes révélées par l’ association Elstir présentent leurs œuvres récentes spécialement conçues en adéquation avec l’ architecture du lieu.

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Les peintures de Florian Bruno aux murs et la vidéo Crashed Paintings n°1012021 de Cédric Ponti
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Nicolas Rubinstein, Le dessous prend le dessus

Un panorama transgénérationnel

Florian Bruno  prend possession du vestibule en créant un sanctuaire plastique dans lequel vient se refléter chaque spectateur. La superposition de compositions picturales, liées par des découpes de miroirs forme un un ensemble abstrait très architecturé.  Jérémy Laffon pense la ville, son architecture et s’interroge sur la manière dont l’homme s’y meut. Les échelles distordues et les constructions désanimées questionnement la typographie, l’espace et le temps. Cédric Ponti utilise une forme d’ art entre la performance et l’installation. Chaque création prend naissance après que les couleurs soient dynamitées sur le support. La vidéo conserve la trace de ce mécanisme qui suit les exigences de l’artiste.

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Cromossance et Plumageux par Sophie Menuet

Sophie Menuet interroge le corps dans une installation mélangeant des dessins et des accessoires de danse. S’en dégage une opposition entre la subtilité de l’encre et la dureté de ces sculptures-reliefs qui contraignent le corps. Esprit farceur, Nicolas Rubinstein propose une installation renvoyant à la matérialité du cerveau mais aussi son symbolisme. Caverne de nos réflexion, de nos pensées, de nos mémoires, comment continue-t-il d’évoluer dans un moment dont les codes sociaux ont été profondément perturbés par le numérique? Alain Pontarelli lie l’être et la nature avec des formes corporelles géantes réalisées en roseaux. Un éden faussement idyllique pour une installation qui renvoie au bagne de la Guyane, à la terrible condition des hommes dans un paysage luxuriant. Le mur de papillons en bronze témoigne de ces espoirs perdus.

 

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Mains du Maroni par Alain Pontarelli
Aux murs, Camp(s) de Johanna Quillet et un dessin de Paolo Boosten au fond.

À l étage supérieur, Corinne de Battista montre une pièce intimiste où photos de famille et peinture se répondent dans une quête intérieure délicate et sincère. Habitué des aquarelles de grands formats aux cadrages resserrés, Paolo Boosten dessine des corps à l’abandon dans une apesanteur suspendue. La férocité gestuelle se mélange à des univers métaphoriques proches des ressentis humains. Solange Triger rend hommage aux héros de notre monde. L’artiste devient le passeur de souvenirs de déportés afin que l’histoire ne soit jamais oubliée.

Une des quatre résidentes à être photographiée par Léna Durr

Il en est de même avec Johanna Quillet. Ses prises de vue gardent la trace de lieux qui ont bouleversé l’existence humaine et ternit les rapports envers nos semblables. Léna Durr collectionne des objets pour créer un cabinet de curiosité contemporain. Dans ces boîtes se trouvent les souvenirs de quatre femmes dont la vie ne peut se résumer à leur chambre d’EHPAD. Des souvenirs matériels que la mémoire ne viendra pas effacer.

Jusqu’au 24 février 2019

30 ans et après…

Hôtel Département des Arts – Centre d’Art

236 Bd Maréchal Leclerc

83000 Toulon

Ouvert du mardi au dimanche de 10h à 18h.

Entrée libre

Plus d’informations sur l’association Elstir ici

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