Virtu[ART], Culture numérique dans le cœur de ville de Toulon

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[Toulon] Amener la culture numérique au coeur de ville et séduire un public frileux des manifestations artistiques: tels sont les enjeux de Virtu[ART], un projet original porté par des étudiants en Master 2 à Ingémédia – Sciences de l’Information et de la Communication- UFR de l’Université de Toulon, une institution implantée près de l’historique Porte d’Italie. Né de la volonté de créer une exposition d’art numérique au coeur de la cité toulonnaise, neuf étudiants –Camille, Anaïs, Marielle, Olivia, Aziz, Théo, Sébastian, Matthieu et Guillaume– issus de spécialisations différentes (management de parcours numérique innovant, art et création numérique, design, communication digitale et éditoriale) ont réuni leurs compétences pour la réalisation de ce projet ambitieux. Ainsi, du 24 au 26 janvier 2019, au Port des Créateurs et au Stardust, expositions, projections, ateliers et concert vous immergèront dans la culture numérique actuelle.

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Julien Robles, Satan je t’aime Tumblr.

Penser l’art numérique

Ils n’ont eu que trois mois pour initier, construire, porter, finaliser et enfin, présenter ce projet novateur dont le but est de proposer une réflexion sur les pratiques liées à notre consommation de l’informatique et de ses réseaux, du web et des moyens de communications, sous l’angle de l’expression artistique. Donner envie de voir, de comprendre ou simplement de ressentir. Soutenu et implanté au Port des Créateurs– association située sur la Place des Savonnières, partenaire privilégié qui donne vie aux projets culturels à dimension territoriale, Virtu[ART] questionne un monde qui évolue de manière permanente, porté par la vitesse des transmissions numériques. Ouvert à tous, gratuit, cet évènement où l’art se mêle au numérique cible la génération Z qui sont nés dans un monde où la technologie numérique est omniprésente. Mais pas que. Parce que les générations précédentes ont pris le train technologie en cours -certains parfois même contraints pour ne pas se sentir perdus au milieu de ce monde dirigé par la communication online. Et il n’est pas question que du web car sont interrogés des notions aussi diverses que la vidéosurveillance, les réseaux sociaux et l’interraction entre l’être humain et la machine.

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Jean Boîte Editions

Le programme Virtu[Art]

Le spectateur est invité à découvrir des oeuvres créées par des artistes de la scène régionale mais aussi internationales, le but ultime étant d’engager une réflexion autour de nos pratiques numériques et de s’initier à ces formes actuelles de création. Nous retrouvons Jean Boîte Editions et ses ouvrages d’images embriquant technologie et culture (comme le #artselfie). Pierre Beloün propose Acoustic Cameras, un travail initié en 2017 qui s’enrichit continuellement puisque artistes et compositeurs annexent en temps réel le flux sonore produit par des webcams installées dans le monde entier. Iliana Chazal a choisi une pièce emblématique de son travail, Black Box. Le concept de la boîte noire symbolise l’objet industriel incompréhensible sur lequel l’être humain ne peut agir.  Dotée d’une entrée et d’une sortie, composée d’une technologie issue de l’opensource, Black Box se désactive et se rend inutilisable s’opposant aux codes de la société de consommation. Julien Robles crée des tableaux d’intention produits par des images accumulées par l’artiste. Une mythologie personnelle visible sous la forme d’un Tumblr. L’installation de Sébastien Lacour questionne l’interprétation des images à travers une mise en abîme d’un optique de caméra. La superposition d’images produites en direct interpelle sur la manière dont les caméras retranscrivent et jouent sur notre perception de la réalité. Un jeu qui questionne en filigrane la mouvance des corps dans un espace.

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Iliana Chazal, Black Box, 2017
John Rafman a pris comme base de son travail, l’histoire d’Erysichthon. Personnage de la mythologie grecque, présent dans l’ouvrage Les Métamorphoses d’Ovide, il est puni par la déesse grecque de l’agriculture Déméter d’une faim insatiable, allant jusqu’à vendre sa propre fille. Ainsi, la vidéo présentée nous montre des formes absorbées, des sous cultures englouties jusqu’à ce que survienne une indigestion incontrôlable, métaphore de notre consommation actuelle des médias numériques. Au Stardust est présentée une installation chorégraphique interactive réalisée en partenariat avec la classe DNSP3 du Centre International de Danse Rosella Hightower. Les visiteurs peuvent cibler un danseur avec un laser et orienter ses gestes suivant ses pensées. Enfin, Nicolas Burel vous amènera dans un voyage hypnotique sonore, la projection du film « Her » de Spike Jonze continuera la réflexion autour des sentiments entre humains et robots et un concert de clôture, organisée par l’association toulonnaise l’Eclectique, embarquera le spectateur dans des rythmes musicaux immersifs. Un programme riche où le spectateur est invité à participer et interagir avec les installations artistiques afin de (re)découvrir son environnement numérique.

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Jon Rafman, détail Erysichthon, 2015
Du jeudi 24 au samedi 26 janvier 2019
Virtu[ART] – Evènement artistique sur la culture numérique
Le Port des Créateurs – Le Stardust
Place des Savonnières
83000 Toulon
Ouvert le 24 janvier de 14h à 18h
De 10h à 18h les 25 et 26 janvier
Concert de clôture à 20h le 26 janvier
Programme et détails ici

Entrée libre.

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